Usbek & Rica, un ovni à lire
Usbek & Rica est un nouveau trimestriel qui redonne un coup de jeune aux publications papiers : j’ai particulièrement apprécié la maquette graphique et le parti pris de la ligne éditoriale. Décalé juste qu’il faut sans en faire des tonnes, voilà enfin un magazine qui donne envie d’être lu !
Et tant que j’y pense relisez The death of the boring blog post? un excellent article de Smashing magazine sur la créativité et les blogs.
Le guide du voyage expérimental
Une fois n’est pas coutume, ce billet ne parlera pas de caillou, encore moins de ciseau mais bien de papier. A l’ère ou les iPad et autres Kindle vous encouragent à vous fatiguer les yeux sur des écrans sans âme, je vous invite à tournicoter du bout des doigts les pages du Guide du voyage expérimental. Un bouquin repéré par votre serviteur depuis quelques temps déjà, et dont j’ai récemment fait l’acquisition malgré la rupture de stock ! Pour faire simple et compliqué, ce livre est invitation à l’évasion aux tons dadaïstes sur fond d’Oulipo. Et vous me dites : kézaco ??
Ce petit ouvrage vous propose d’explorer le K2… en vous rendant à la case K2 de la carte de votre ville par exemple. Autre possibilité : visiter une ville en suivant le fil d’Ariane, c’est à dire en demandant à une prénommée Ariane (trouvée au hasard s’il le faut) de lister les dix endroits qu’elle prefère dans sa ville. Le guide propose ainsi une quarantaine d’expériences alternatives pour explorer de nouvelles contrées.
J’apprécie beaucoup ce coté un peu barré et innovant de bouleverser nos habitudes de voyageurs ! Pour ne rien gâcher, la maquette est très réussie, à la fois sobre et élégante, tout en étant saupoudrée d’illustrations et d’astuces visuelles aux arrières gouts de Terry Gilliam. Juste délicieux.
En vidéo : Similtotourisme ou comment visiter le Caire à moindre frais !
Mon cover art pour Jaïa Reworks
Puisque l’album Re:Works de Jaïa est dans les bacs, il est temps pour moi de vous dévoiler le cover art que j’ai réalisé à cette occasion. Je vous avais déjà présenté quelques étapes de la création de ce visuel, que j’ai conçu comme une métaphore du concept de ce CD, à savoir remixer des morceaux déjà existants.
L’idée de la récupération m’a été soufflée par Yannis qui souhaitait que j’utilise comme base de travail le logo traditionnellement utilisé pour mentionner le caractère recyclable d’un produit : les célèbres flèches imbriquées et tournoyantes. J’ai ainsi détourné cet artefact pour l’insérer dans un univers onirique familier de celui que j’avais déjà créé pour l’album Fiction. J’ai voulu le visuel beaucoup plus brut aussi bien au niveau des nuances de couleurs, que dans le dynamisme des traits : c’est la raison pour laquelle la palette aux tons post-apocalyptiques se limite à un nombre restreint de teintes. J’ai en revanche porté une grande attention aux détails des flèches, composés sur une base de trois signes répétés, déformés et imbriqués, leur assemblage portant l’idée maîtresse de cette composition. Enfin, et sans m’étendre davantage sur les détails de la conception de ce visuel, la présence du personnage de gauche est le leitmotiv de mes compositions pour Jaïa : gageons que cet être n’a pas encore fini son voyage !
Vous pouvez écouter des extraits de l’album de Jaïa sur son myspace. L’album Re:Works est édité par le label Tribal Vision, vous pouvez vous le procurer sur Psyshop.







