Archive for octobre, 2009

Sumo Paint, un éditeur d’images en ligne

Mise à jour du 30/04/10 : étant dispensé de Photoshop pour des raisons pratico-pratique que je ne développerais pas ici, j’ai eu l’occasion de tester Sumo Paint sur le terrain. J’avoue être un poil moins enthousiaste que lors de la rédaction de ce billet. Si l’outil se révèle sympa pour du dépannage, plusieurs points sont un peu ennuyeux pour les usagers habitués de Photoshop. Pour commencer, les raccourcis claviers sont capricieux suivant le navigateur utilisé, ce qu se révèle génant pour une fonctionnalité censée faire gagner du temps. L’outil texte ne permet pas de corriger un texte saisi (sic). Adieu aux masques et autres subtilités des calques. Pas de gestion même à minima du format PSD, ce qui est un frein pour ceux qui voudraient se baser sur leurs fichiers de travail. J’en passe… . Pour résumer je trouve Sumo intéressant pour du dépannage, mais je suis loin de retrouver fluidité que m’apporte Photoshop. J’espère que Sumo progressera car c’est néanmoins un bel outil – qui plus est gratuit.

Sumo Paint est un photoshop-like lancé depuis la Finlande en 2008. Destiné au traitement d’images, et riche d’une communauté d’utilisateurs de plus de 100 000 membres, Sumo Paint propose un espace de stockage des images sur serveur. En version 2.0 depuis le 30 septembre, le logiciel fonctionne avec des navigateurs équipés de flash player 9.

sumo-paint

Sumo Paint

Les fonctionnalités les plus notables :

  • Calques avec gestion des effets et de la transparence;
  • Selection, transformation, cadrage;
  • Brosses dynamiques;
  • Bibliothèque de filtres;
  • Raccourcis clavier.

Sumo Paint couvre ainsi 80 à 95% des besoins d »un utilisateur habitué à Photoshop, qui appréciera l’interface à la fois familière et  réactive. Le peu de format de fichiers supportés (PNG et JPG), la non gestion des tranches d’images, l’impossibilité de sauvegarder en PSD, sont autant de limitations pour des utilisateurs plus exigeants et les professionels.

Proposé gratuitement en ligne, Sumo Paint est également disponible en téléchargement au prix de 19$, contre 699$ pour Photoshop CS4. Au niveau prix, Adobe ne fait donc pas le poids face à Sumo (ok, je sors…).

 Comment?

Autumn

autumn

 Comment?

Un livre en papier et des photos instantanées.

Vous connaissez mon gout pour le polaroïd, le film ayant rendu célèbre l’appareil commercialisé par la firme homonyme. La nouvelle a déjà fait le tour du globe : véritable objet culte, le pola est en passe de renaître de ses cendres courant 2010. Un véritable pied de nez à l’ère du tout numérique, mais qui n’est pas un phénomène isolé. Le bon vieux disque vinyle fait en effet aussi parler de lui, et pas que chez les aficionados du mix, puisque des artistes comme Muse ont récemment sorti leur album sur ce support, et que les ventes de platines augmentent.

Alors que penser de ce retour des objets cultes du vintage : nostalgie romantique temporaire ou quête de l’authenticité ?

Pour vous accompagner votre réflexion, je pourrais vous suggérer de visiter quelques sites de passionnés de la feuille polarisante, comme le très bon Polanoid qui regroupe les travaux de photographes allergiques au numérique . Je pourrais aussi vous inviter à explorer la démarche de The impossible project, dont les protagonistes militent pour la reprise de la production de pellicules, et ont influencé Polaroid Corporation dans sa récente décision de relancer le mythique appareil One Step . Quant aux plus tricheurs d’entre vous, ils se délecteraient si je venais à vous faire découvrir Poladroid, un petit logiciel qui transforme vos clichés numériques en leur donnant un rendu Polaroid.

pola

Je pourrais, mais non. Décollez de votre écran et précipitez vous plutôt sur The Polaroid Book, édité par Taschen. Un bon vieux livre imprimé avec de l’encre sur du papier, qui rend hommage à ce monument de la photographie instantanée qu’est le Pola. Presque 400 pages, et autant de petits carrés photographiques de Warhol à Newton, en passant par d’autres moins connus mais non moins talentueux.

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Les applications SaaS au service des designers

Les SaaS deviennent incontournables (SaaS signifie Software as a Service, pour ceux du fond qui ne suivent pas). Si les applications bureautiques et collaboratives sont les plus évidentes, il est intéressant de regarder ce qui se passe du coté des outils dédiés à la création graphique et au design web. Alors faut-il mettre son vieux Photoshop au placard ? Peut être pas encore, mais on y vient doucement…

Premier exemple avec Typetester, un outil de prévisualisation de typographies. En plus de permettre une comparaison de trois familles de typographies simultanément à l’écran, Typetester présente l’avantage de lister les typographie par système d’exploitation : le designer peut ainsi choisir en fonction de la portabilité.  Même s’il est possible de comparer également les typographies installées sur le système de l’utilisateur, Typetester n’est pas pour autant un font manager permettant de gérer des bibliothèques externes et d’activer des polices. C’est donc un complément intéressant, mais qui ne saurait se substituer à Font Explorer ou Suitcase.

typetesterTypetester

Proposé par Adobe, le site Kuler est un outil collaboratif de composition et de partage de palettes de couleurs. Sur une base de cinq couleurs,  et à partir d’une couleur de référence, l’utilisateur peut composer sa palette à l’aide d’une roue chromatique intelligente utilisant six règles harmoniques de base parmi lesquelles couleur analogique, complémentaire, monochromatique… Autre fonctionnalité intéressante : la possibilité d’uploader une image de référence pour composer sa palette, les fonctions de composition intelligentes restant disponibles dans ce mode. Une fois la palette composée, l’utilisateur peut la télécharger au format Adobe Swatch Exchange reconnu par Illustrator et Photoshop.  Véritable mine d’inspiration colorimétrique, Kuler permet de parcourir, éditer, et télécharger  les différentes palettes proposées par les autres utilisateurs. C’est de loin un de mes outils favoris.

kuler

Kuler

Autre outil d’Adobe, et pas des moindres, Photoshop passe lui aussi petit à petit en mode online. En réalité ce service gratuit n’a de Photoshop que le nom, il serait plus exact de le mettre dans la famille des Lightroom like, à savoir un gestionnaire de galerie présentant des fonctionnalités limitées de retouche photo : recadrage, corrections d’exposition, effets de base… Problème, l’application n’est pas très réactive, ce qui est handicapant du point de vue productivité. Lancé début 2008, le service n’a de plus pas vraiment évolué, et sa valeur ajoutée en tant qu’outil d’infographie est très discutable.

photoshop

Photoshop.com

En revanche j’avoue avoir été bluffé par SplashUp, un Photoshop like en ligne qui fait vraiment du Photoshop. L’interface classique des habitués d’Adobe est légèrement revisitée mais on retrouve une palette d’outils  fournie avec tous les classiques : sélection, rotation et transformation, recadrage, brosse et crayon, dégradé et remplissage, pipette, doigt, texte. La gestion des calques est très efficace avec des modes de fusion, de la transparence et des effets qui peuvent rivaliser avec Photoshop. Les brosses proposées sont assez variées, et offrent une option de dynamique de mouvement.  Bref SplashUp est un vrai petit Photoshop qui peut tout à fait dépanner pour des besoins de création d’éléments graphiques dans le cadre d’un projet web. L’absence de raccourcis clavier limite néanmoins la productivité, et l’absence de gestion colorimétrique tout comme la problématique de taille des fichiers rendent inenvisageable l’utilisation d’un tel outil pour des besoins print.

splashup

Splashup

La démarche est proche de celle d’Aviary, qui depuis quelques temps déjà édite et met à jour sa propre suite de logiciels créatifs en ligne. L’offre d’Aviary comprend un éditeur d’images bitmap, un autre d’images vectorielles. Myna est le dernier logiciel à venir enrichir l’offre : véritable éditeur audio, il autorise des compositions musicales sur dix pistes, offre une banque de sons honorable, et quelques fonctions d’édition. Un très bon début pour ce nouveau venu prometteur.

myna

Myna, l’éditeur audio d’Aviary

L’édition HTML/CSS n’est pas en reste avec Istylr. L’intérêt de l’idée de base est évidente : éditer des templates tableless directement dans un navigateur web permet une prévisualisation WYSIWIG fidèle des pages, et l’assurance d’un code valide. L’outil dispose de toutes les fonctionnalités classiques des outils offline, et reconnait la plupart des templates utilisés par les solutions de blogging et de CMS.  Je n’ai malheureusement pas pu tester l’outil mais les vidéos sont très convaincantes. Avec Istylr, la valeur ajoutée du SaaS pour le webdesign est en tous cas évidente, puisqu’on crée du web depuis le web, en prenant automatiquement en compte  les contraintes du web.

Au final, les applications SaaS  constituent une offre intéressante pour les designers web désireux d’étoffer leur panoplie d’outils. Même si aujourd’hui ils offrent rarement la réactivité et les fonctionnalités pour remplacer les outils traditionnels, leur évolution est à surveiller de près.

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