Alex Katz / Duncan Wylie
Retardataire éhonté, je franchis la porte du musée en ce dimanche, dernier jour permettant de profiter des oeuvres d’Alex Katz. L’affiche promotionnelle de l’exposition a attisé ma curiosité par sa puissance graphique. Et je ne fut pas déçu, car cet artiste méconnu chez nous mérite sa place auprès des icônes du pop-art : les nombreux portraits témoins d’une époque sont remarquables par leur justesse, un trait simple et franc, et un choix de couleurs limité mais réconfortant. J’ai été aussi frappé par son intérêt pour la réflexion et le découpage des scénographies, en particulier ses huiles sur aluminium, cut-outs à la fois ludiques et surprenants. Alex Katz possède à mon avis un vrai sens de la temporalité et une puissance graphique évidente.
Mais la vraie surprise de cette visite, c’est Duncan Wylie : une force de composition remarquable, un trait puissant et dynamique, et un jeu chromatique impressionnant par son équilibre entre mélancolie et dynamisme criard. C’est mon ressenti au contact de ses scènes chaotiques, véritables poésie de la destruction, paradoxalement sublimées par l’interprétation créative de l’artiste. Bref pour faire simple, une belle claque comme on aime en prendre.


