Escapade hivernale aux pays bas
Finir l’année avec un petit goût d’ailleurs. Voilà le point de départ d’une escapade dans l’autre pays du fromage, les Pays Bas. Lors de mon précédent séjour, j’avais uniquement visité Amsterdam. L’idée cette fois était de voir un peu plus du pays, en créchant quelques jours à Rotterdam. Un point de chute idéal pour accéder en train à d’autres villes, et repartir ensuite par l’aéroport de La Haye. Embarquement avec Transavia.com, depuis l’aéroport de St Geoirs toujours aussi minimaliste niveau confort et services (l’aéroport de La Haye enfoncera le clou). Vol sans encombres à bord du 737-700 de transavia, et arrivée à Amsterdam en début de soirée.
Vous reprendrez bien un peu d’Amsterdam
Pas de chance pour nous on se paiera la bruime et le mauvais temps pendant une bonne partie de notre séjour. Temps d’autant plus pourri qu’il faisait plus chaud qu’à Grenoble en théorie, mais bien plus froid en pratique à cause du vent. Pas découragés pour un sou (mais après en avoir craqué quelques uns pour s’équiper en bonnets et écharpes), on louera tout de même des vélos pour tracer la route plus facilement.

Que dire qui n’a pas déjà été dit sur Amsterdam ? La ville garde son coté vice-city dans le Centruum, où même un 25 décembre le quartier rouge ne s’arrête pas de vivre. Les coffee-shops connaissent toujours autant de succès, alimentés essentiellement par les touristes en quête de distractions pas super légales chez eux. Autre carte postale dans le quartier du Jordaan. Avec son charme bohème et chic c’est l’endroit idéal pour se poser en pleine journée le temps d’un café ou d’un déjeuner. Je recommande enfin la ballade à vélo dans le Vondelpark et sur l’Entrepotdok, même si c’est beaucoup plus agréable en été. Coté classiques, on s’est aussi bien régalé avec le musée Van Gogh qui présentait un détournement de la célèbre peinture de la chambre, version Sésame Street. Le Riskjmuseum (essayez de le dire vite, c’est pas facile), ne m’a quant à lui pas beaucoup emballé, il ravira peut être plus les amateurs d’histoire et les fans de Rembrandt.
Rotterdam, rencontre du 3ème type
Seconde étape du voyage, Rotterdam dégage une atmosphère radicalement différente et franchement étrange. L’architecture très moderne de la ville surprend au premier abord, et il faut reconnaitre que la skyline de la ville a une certaine allure.

L’étendue de la ville donne la sensation d’être dans une sorte de no man’s land, tout est très distant, et sorti des grandes artères il nous est arrivé plusieurs fois de marcher longtemps sans croiser personne. Bref Rotterdam est bien particulière, et en ce qui me concerne, je n’ai pas vraiment accroché.
Gouda, comme du gouda
Un peu déçus par Rotterdam, nous avons sauté dans le train pour explorer quelques autres villes. Première escale à Delft, ville parait-il célèbre pour sa faïence (wouhh grosse ambiance). Seconde escale à Utrecht, qui ressemble à une Amsterdam miniature. Escale finale à Gouda (prononcer Rhaouuda), qui comme son nom l’indique est la patrie d’origine d’un célèbre fromage.

Toutes ces étapes facilement accessibles depuis Rotterdam et Amsterdam restent très touristiques, et sont donc infestés de touristes à gros sabots. Pour voir une Hollande plus authentique, il faut comme partout tailler la route.
Mes bonnes adresses
Le soir de Noël, nous avons eu la bonne idée d’errer du coté de Leidseplein à Amsterdam Je recommande chaudement le Café Alto, un bar à concert bien sympa, où on s’est régalé d’un petit groupe Jazz-Funk pour 5€.
Pour qui fait un poil attention à son alimentation, manger aux pays-bas relève de la survie ! Quelques adresses pour estomacs délicats :
- Dans le Jordaan, pas loin de la maison d’Anne Frank vous trouverez De Bolhoed, un bon restau végétarien à la déco assez chaleureuse.
- Si vous êtes amateurs de cuisine japonaise, je recommande le Morita-ya. Situé dans le Centruum, l’établissement est tenu par une dame japonaise très sympathique qui vous tapera sur les doigts si vous ne finissez pas votre assiette (ce qui ne devrait pas être dur car sa cuisine est très bonne).
- Autre option pour manger sur le pouce et pas trop moche : manger des Bagels ! Dans Amsterdam nous avons testé Village Bagel, qui était très bien dans l’esprit fast food. Plus posé et toujours dans l’esprit Bagel, à Rotterdam le Bagel Bakery & Burgers propose des sandwichs copieux et un très bon cheesecake.
- Autre oasis de survie culinaire à Rotterdam, le Spirit à De Groene Passage. Dans ce buffet végétarien, on paye au poids de l’assiette.
Le trip en images
J’ai profité du séjour pour faire ma crise d’Instagram, voici donc quelques instantanés dans l’esprit vintage et Polaroïd.
Le bagel de l’espoir
J-3 avant le retour aux pays bas. Trouverais je des bagels végétariens à Amsterdam ? Faudra t-il se contenter de croquettes locales ? Réponse d’ici la fin de la semaine. 
Arty Show, des artistes s’engagent en faveur d’associations caritatives
Promouvoir des artistes locaux tout en soutenant une association d’entraide et de partage, c’est la bonne idée de l’association grenobloise Arty Show ! Créée en 2011 par deux amies, Arty Show a l’ambition d’organiser des évènements caritatifs autour du travail de jeunes artistes locaux, tous horizons créatifs confondus. Le projet repose sur l’organisation d’expositions bien sur, mais aussi de soirées évènements avec du spectacle vivant et des concerts. Objectif de la première édition prévue en 2012 : reverser au moins 50% du bénéfice net à l’association Rêves d’enfants, pour améliorer le quotidien des enfants hospitalisés.
J’ai pour ma part apporté ma pierre à l’édifice en donnant un petit coup de main dans la construction du site internet de l’association : je vous invite à y jeter un coup d’œil pour découvrir le travail des artistes, et pour soutenir ce généreux projet !
Facebook, cul de sac du web ?
Je ne suis pas un Facebook addict -loin de là. Mais jusqu’à présent j’appréciais de pouvoir faire apparaître les billets de mon modeste blog directement dans les articles de Facebook. Reposant sur l’utilisation du RSS, c’est une façon simple de donner de la visibilité à un site. Las, cette fonctionnalité va bientôt disparaitre, et obliger tous ceux qui sont dans mon cas à publier manuellement dans Facebook.
Certes, injecter un billet directement dans Facebook permet d’améliorer l’apparence d’un article, et ainsi de proposer – potentiellement – une expérience utilisateur plus agréable. Certes, il existe toujours d’autres applications permettant d’importer un fil RSS dans Facebook (comme NetworkedBlogs par exemple). Mais derrière la désactivation de cette fonctionnalité d’import, se pose la question de la porosité du site le plus visité au monde.
Je ne crois pas à la mort annoncée du RSS, qui est un basique de la diffusion d’information, tout comme HTML fait partie des fondamentaux de la construction web. D’un coté Facebook ferme les portes à cette possibilité d’import de données, de l’autre il démultiplie son influence sur le web avec ses fonctionnalités de recommandation, sa politique d’affiliation, et son interconnexion aux autres services web. Facebook tend à centraliser et normaliser l’usage que les internautes ont de la toile, ce n’est pas nouveau, mais est-ce souhaitable ? En obligeant ainsi les bloggers à publier manuellement leurs articles, Facebook influence encore davantage l’unité des usages et la forme de l’information.
La biodiversité du web est essentielle, c’est même un fondamental du réseau. Facebook et Google proposent des services faciles d’accès, difficilement contournables pour nombre d’internautes. Pour autant, je ne pense pas que la masse de ces géants légitime qu’ils deviennent les autoroutes incontournables du net. C’est la raison pour laquelle je n’injecterai pas d’article directement dans Facebook, même si je continuerai à l’utiliser pour publier des liens vers mon blog.
La ventouse du Dakota
Ah, l’automne. Trop souvent décriée en faveur de sa sœur ennemie le printemps, l’automne est sans conteste la plus chatoyante des saisons. Rien de mieux pour en profiter le temps d’un week-end, qu’un crochet par la Drôme et le Vaucluse. Gracieusement sponsorisé par une Dakota Box acquise à grand renfort de points Smiles, c’est au Relai du Mont Ventoux (La « Ventouse » pour les intimes), que nous avons choisi de passer la nuit. Une parenthèse bien agréable, loin de la folie urbaine. Découverte au passage d’une flopée de petits villages au charme intemporel, comme par exemple Montbrun les bains, ici sur la photo.
Pause pancakes et café
Parce qu’il reste un peu de temps avant la réunion du matin. Parce qu’après m’être levé à 5h, voyagé 3h en train et subi 40 minutes de métro, il commence vraiment à faire faim. Parce qu’il n’y a toujours pas de Starbucks à Grenoble. Et surtout, surtout, parce que c’est vraiment bon !





