Ça, c’est fait…
Puisque l’album Re:Works de Jaïa est dans les bacs, il est temps pour moi de vous dévoiler le cover art que j’ai réalisé à cette occasion. Je vous avais déjà présenté quelques étapes de la création de ce visuel, que j’ai conçu comme une métaphore du concept de ce CD, à savoir remixer des morceaux déjà existants.
L’idée de la récupération m’a été soufflée par Yannis qui souhaitait que j’utilise comme base de travail le logo traditionnellement utilisé pour mentionner le caractère recyclable d’un produit : les célèbres flèches imbriquées et tournoyantes. J’ai ainsi détourné cet artefact pour l’insérer dans un univers onirique familier de celui que j’avais déjà créé pour l’album Fiction. J’ai voulu le visuel beaucoup plus brut aussi bien au niveau des nuances de couleurs, que dans le dynamisme des traits : c’est la raison pour laquelle la palette aux tons post-apocalyptiques se limite à un nombre restreint de teintes. J’ai en revanche porté une grande attention aux détails des flèches, composés sur une base de trois signes répétés, déformés et imbriqués, leur assemblage portant l’idée maîtresse de cette composition. Enfin, et sans m’étendre davantage sur les détails de la conception de ce visuel, la présence du personnage de gauche est le leitmotiv de mes compositions pour Jaïa : gageons que cet être n’a pas encore fini son voyage !
Vous pouvez écouter des extraits de l’album de Jaïa sur son myspace. L’album Re:Works est édité par le label Tribal Vision, vous pouvez vous le procurer sur Psyshop.
Les webdesigners qui ne sont pas allergiques à la langue anglaise ont probablement déjà consulté l’excellent Smashing Magazine.
Site de référence de la culture du webdesign par la qualité de son contenu, aussi bien concernant les ressources créatives que les problématiques d’ergonomie ou de stratégie de conception, Smashing Magazine a pris le parti de faire la synthèse des connaissances actuelles concernant les sujets incontournables liés à la conception web d’aujourd’hui. Ce travail a donné naissance à un livre avec du vrai papier, et vous savez à quel point j’aime lire du vrai papier ! J’ai donc commandé le Smashing Book, la démarche me rappelant en son temps celle de David Siegel et son best seller « Creating Killer Web Sites’ : ces livres figent l’état de l’art et j’aime l’idée d’avoir un exemplaire de tels ouvrages dans ma bibliothèque.
Malgré la compétence discutable de mon facteur (qui ne sait apparemment pas différencier une « porte bloquée » et une porte s’ouvrant par interphone), j’ai reçu hier mon Smashing Book dans un joli packaging. Première impression, le bouquin est joli avec sa couverture glacée orange et son gros ‘S’ bien identifiable. De petit format et d’environ 300 pages, le livre a vraiment un petit air de bible du webdesign facile à garder sous la main. L’impression est vraiment de bonne qualité, et de nombreux éléments visuels en couleurs viennent aérer le texte, ce qui rend le propos très digeste.
Je ne ferais pas un aperçu des contenus, la page dediée de Smashing Magazine remplit très bien ce rôle. Retenez simplement que je ne regrette pas cet investissement plutôt modique (29.90$), et que je conseille cet ouvrage à tous ceux qui s’intéressent de près au webdesign.
En 1990, au lendemain de la chute du mur de Berlin, plus d’une centaine d’artistes internationaux se mobilisent pour peindre des fresques sur le plus grand tronçon de mur encore debout : l’East Side Gallery est née. A l’heure de l’anniversaire de la chute du mur, je vous propose un éclairage sur la plus grande récupération artistique d’un monument historique.
Le baiser et la Trabant
Long de 1,3 kilomètres, le mur de Mühlenstraße est riche d’une centaine de fresques, la première étant réalisée par Christine Mac Lean en 1989. Parmi les œuvres les plus célèbres, le baiser fraternel de Brejnev et Onecker immortalisé par l’artiste russe Dimitri Vrubel, ou encore la Trabant sortant du mur, habillent l’ancien édifice symbole de la guerre froide.
(Photo : René Ehrhardt – CC)
Invité en 1986, Keith Haring avait lui-même peint le mur de Berlin, mais son œuvre a été recouverte par d’autres peintures. Le site officiel de l’East Side Gallery liste tous les artistes ayant œuvré sur le mur.
Entre mémoire et controverse
Bien que protégée depuis 1992 au titre d’œuvre d’art globale, l’East Side Gallery, son mur et ses squats sont inquiétés par le projet immobilier Mediaspree, soutenu par la ville et le sénat de Berlin. 40 m du mur ont même été déplacés en 2008 pour ouvrir la vue sur l’02 Arena, complexe multifonctions et symbole du divertissement, ironiquement situé dans l’ex R.D.A. La galerie n’est également pas du gout de tous les allemands : nombre d’entre eux souhaiteraient tourner la page, et ainsi voir disparaitre un mur symbole d’une époque tourmentée. Ainsi, lorsque se pose le débat de la rénovation des fresques, seuls 25% des allemands interrogés en 2007 y étaient favorables. Oublier ou se souvenir ? Telle est l’incessante question qui tourmente Berlin.
Un lifting au poil (de pinceau)
Pour la plus grande galerie à ciel ouvert du monde, le revers de la médaille ce sont les intempéries et la pollution qui ont considérablement entamé les œuvres. Le vandalisme des touristes désireux de ramener un bout de mur n’a fait qu’empirer les choses. Et les taggers sans talents, ont fini d’assombrir le tableau. La décision fut prise par le collectif de l’East Side d’effacer les peintures afin de procéder à l’assainissement du mur, avant de recréer les œuvres.
Vrujbel repeignant le baiser Brejnev/ Onecker (Photo mitrich – CC )
La restauration des œuvres était en effet rendue impossible comme l’explique l’artiste iranien Kani Alavi : « La peinture que nous avons utilisé au début des années 90 était de mauvaise qualité. Nous l’avions acheté bon marché, mais ça ne convenait pas pour un usage extérieur ».
La galerie sur la toile
En attendant d’arpenter les pavés berlinois, il vous est toujours possible de déambuler virtuellement le long du mur : le site e-cityvisit.com propose en effet une balade numérique le long de la East Side Gallery et de ses fresques.
Pour les inconditionnels du gazouillis, rendez vous sur le Berlin Twitter Wall : en plus de la possibilité de tagger de tweets les œuvres du mur, il est possible d’admirer recto/verso chacun des dominos peints par les écoliers allemands et utilisés lors de la commémoration du 09 novembre 2009. L’occasion rêvée pour tweeter un dernier : « Wir sind Brüder, wir sind Berliner » !
Sumo Paint est un photoshop-like lancé depuis la Finlande en 2008. Destiné au traitement d’images, et riche d’une communauté d’utilisateurs de plus de 100 000 membres, Sumo Paint propose un espace de stockage des images sur serveur. En version 2.0 depuis le 30 septembre, le logiciel fonctionne avec des navigateurs équipés de flash player 9.
Sumo Paint
Les fonctionnalités les plus notables :
- Calques avec gestion des effets et de la transparence;
- Selection, transformation, cadrage;
- Brosses dynamiques;
- Bibliothèque de filtres;
- Raccourcis clavier.
Sumo Paint couvre ainsi 80 à 95% des besoins d »un utilisateur habitué à Photoshop, qui appréciera l’interface à la fois familière et réactive. Le peu de format de fichiers supportés (PNG et JPG), la non gestion des tranches d’images, l’impossibilité de sauvegarder en PSD, sont autant de limitations pour des utilisateurs plus exigeants et les professionels.
Proposé gratuitement en ligne, Sumo Paint est également disponible en téléchargement au prix de 19$, contre 699$ pour Photoshop CS4. Au niveau prix, Adobe ne fait donc pas le poids face à Sumo (ok, je sors…).
Vous connaissez mon gout pour le polaroïd, le film ayant rendu célèbre l’appareil commercialisé par la firme homonyme. La nouvelle a déjà fait le tour du globe : véritable objet culte, le pola est en passe de renaître de ses cendres courant 2010. Un véritable pied de nez à l’ère du tout numérique, mais qui n’est pas un phénomène isolé. Le bon vieux disque vinyle fait en effet aussi parler de lui, et pas que chez les aficionados du mix, puisque des artistes comme Muse ont récemment sorti leur album sur ce support, et que les ventes de platines augmentent.
Alors que penser de ce retour des objets cultes du vintage : nostalgie romantique temporaire ou quête de l’authenticité ?
Pour vous accompagner votre réflexion, je pourrais vous suggérer de visiter quelques sites de passionnés de la feuille polarisante, comme le très bon Polanoid qui regroupe les travaux de photographes allergiques au numérique . Je pourrais aussi vous inviter à explorer la démarche de The impossible project, dont les protagonistes militent pour la reprise de la production de pellicules, et ont influencé Polaroid Corporation dans sa récente décision de relancer le mythique appareil One Step . Quant aux plus tricheurs d’entre vous, ils se délecteraient si je venais à vous faire découvrir Poladroid, un petit logiciel qui transforme vos clichés numériques en leur donnant un rendu Polaroid.
Je pourrais, mais non. Décollez de votre écran et précipitez vous plutôt sur The Polaroid Book, édité par Taschen. Un bon vieux livre imprimé avec de l’encre sur du papier, qui rend hommage à ce monument de la photographie instantanée qu’est le Pola. Presque 400 pages, et autant de petits carrés photographiques de Warhol à Newton, en passant par d’autres moins connus mais non moins talentueux.








